La partie qui fait peur à tout le monde quand le pare-brise casse, ce n'est pas la vitre, c'est l'assurance. Combien ça va coûter, est-ce que je vais perdre mon bonus, est-ce que je dois avancer l'argent. Depuis 2012 je gère ces dossiers à longueur de journée pour mes clients de la Côte-d'Or, et je peux vous dire qu'il y a énormément d'idées fausses qui circulent. Voici ce qu'il faut vraiment savoir, sans jargon.
La garantie bris de glace, vous l'avez probablement déjà
Premier point : la quasi-totalité des contrats auto, sauf les formules au tiers les plus basiques, incluent une garantie bris de glace. Beaucoup de gens ne le savent même pas. Cette garantie couvre le pare-brise, mais aussi souvent la lunette arrière, les vitres latérales, parfois les optiques de phares et le toit ouvrant. Quand un client de Dijon me dit « je vais payer de ma poche », ma première réaction c'est : « on regarde votre contrat d'abord ». Neuf fois sur dix, c'est couvert.
Mardi dernier, une cliente pensait que le remplacement de son pare-brise allait lui coûter six cents euros. Avec son contrat tous risques, elle a payé zéro. J'ai tout géré avec sa compagnie en vingt minutes de téléphone. Elle est repartie en n'ayant rien sorti.
La franchise : le seul montant que vous pourriez payer
La franchise bris de glace, c'est la part qui reste à votre charge. Elle varie énormément selon les contrats : zéro sur certaines formules, cinquante, quatre-vingt-dix, parfois cent cinquante euros sur d'autres. Deux choses importantes à retenir. D'abord, la réparation d'impact par résine est très souvent prise en charge à 100 % sans aucune franchise, parce qu'elle coûte dix fois moins cher à l'assureur qu'un remplacement. Ensuite, sur le remplacement, certains assureurs effacent la franchise si vous passez par un réparateur agréé.
C'est tout l'intérêt de mon partenariat avec MAAF Auto depuis 2014 : sur beaucoup de contrats tous risques MAAF, la franchise est effacée quand je réalise le remplacement à l'atelier. Le client repart à zéro euro là où il aurait payé une franchise ailleurs. Je suis aussi agréé toutes les autres compagnies, donc même si vous n'êtes pas chez MAAF, je gère votre dossier.
Le tiers payant : vous n'avancez rien
Voici le point qui rassure le plus mes clients. Avec le tiers payant, vous n'avancez pas l'argent. Je facture directement votre assureur, et vous ne réglez au maximum que la franchise prévue à votre contrat. Pas besoin de débourser six cents euros puis d'attendre un remboursement pendant trois semaines. Le dossier se règle entre moi et la compagnie. Concrètement, voici comment ça se passe :
- Vous m'appelez ou passez à l'atelier avec votre carte grise et votre numéro de contrat.
- Je vérifie votre garantie bris de glace et le montant de votre franchise éventuelle.
- Je déclare le sinistre directement à votre compagnie et j'ouvre le dossier.
- Je réalise la réparation ou le remplacement, calibrage compris si besoin.
- Je facture l'assureur en direct, vous ne payez que la franchise, parfois rien du tout.
Non, vous ne perdez pas votre bonus
C'est l'idée fausse numéro un, et elle empêche des gens de faire jouer leur assurance par peur. Un bris de glace n'est pas un sinistre responsable. Il n'entre pas dans le calcul de votre coefficient bonus-malus. Vous pouvez déclarer un pare-brise cassé sans aucune conséquence sur votre prime l'année suivante. Ce n'est pas comme un accrochage où vous êtes en tort. Le gravillon qui a sauté de la benne devant vous sur la A31, ce n'est la faute de personne, et l'assureur le sait.
Là où il faut nuancer : si vous multipliez les sinistres bris de glace, trois ou quatre dans l'année, certains assureurs peuvent revoir votre franchise à la hausse au renouvellement. Mais pour un ou deux pare-brise, aucun souci, et surtout aucun impact sur le bonus.
Le piège des délais et de la déclaration
Un dernier conseil pratique. Vous avez en général cinq jours ouvrés pour déclarer un bris de glace à votre assurance. Mais le plus simple, c'est de ne pas déclarer vous-même et de me laisser faire : je connais les procédures de chaque compagnie, je remplis les bons formulaires et j'évite les erreurs qui bloquent un dossier. Beaucoup de clients qui déclarent eux-mêmes en ligne cochent la mauvaise case et se retrouvent avec un dossier en attente pendant dix jours.
Le cas particulier des contrats au tiers
Il y a une nuance que je tiens à préciser pour être honnête jusqu'au bout. Si vous êtes assuré au tiers simple, la formule la moins chère, la garantie bris de glace n'est pas toujours incluse. Dans ce cas, le remplacement reste à votre charge. Mais souvent, même sur une formule au tiers, le bris de glace existe en option pour quelques euros par mois, et beaucoup de gens l'ont sans le savoir. Mon premier réflexe avec un client en formule économique, c'est de vérifier précisément ce qu'il a souscrit. Plusieurs fois, des clients persuadés de ne pas être couverts l'étaient en réalité grâce à une option oubliée.
Et si vous n'avez vraiment aucune garantie bris de glace, tout n'est pas perdu. C'est justement là qu'une réparation d'impact plutôt qu'un remplacement prend tout son sens : à quarante-neuf euros la réparation contre plusieurs centaines pour un pare-brise neuf, l'écart est énorme quand on paie de sa poche. Sur une vieille voiture sans assurance bris de glace, on peut aussi discuter d'un vitrage adaptable de qualité pour alléger la facture. Mon rôle, c'est de trouver la solution adaptée à votre situation réelle, pas de vous vendre le plus cher. Un client sans garantie qui repart avec une réparation à quarante-neuf euros, c'est un client que j'ai bien conseillé.
"L'assurance fait peur parce qu'on croit que c'est compliqué et cher. En réalité, pour un bris de glace, c'est souvent gratuit, sans perte de bonus, et géré sans que vous avanciez un centime. Le vrai réflexe, c'est d'appeler avant de paniquer sur le prix.
Alors avant de penser que votre pare-brise va vous coûter une fortune, passez me voir avec votre carte grise. Je lis votre contrat, je vous dis exactement ce qui reste à votre charge, et dans la grande majorité des cas, vous repartez agréablement surpris. C'est ça, le métier d'un réparateur agréé : vous éviter de payer ce que votre assurance doit prendre en charge.